Les choses

Albert Renger-Patzsch – Les Choses 

Ali Kazma – Souterrain

Jusqu’au 21 janvier 2018

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Catalogue de l’exposition : 

Jeu de Paume, 1 place de la Concorde, Paris 8e

Albert Renger-Patzsch et Ali Kasma sont à l’honneur de la nouvelle programmation du Jeu de Paume. Quand l’argentique et la vidéo donnent le meilleur d’eux-mêmes.

LES CHOSES

Albert Renger-Patzsch (1897-1966) a été l’un des acteurs phare du courant de la Nouvelle Objectivité en Allemagne. Dans les années 1920, son travail a été déterminant dans le processus d’affirmation et d’autonomisation du médium photographique dans l’art moderne.

 

Le parcours retrace les principales étapes de la carrière du photographe, depuis ses images de détail de plantes jusqu’à ses photographies de paysages en passant par les décors urbains et industriels, notamment dans la Ruhr.

Ses oeuvres se caractérisent par son potentiel à saisir des perspectives différentes dans une même photographie, fragmentant notre vision entre le premier plan – cadrage serré qui intensifie certains détails –  l’arrière plan.

Dans l’oeuvre de Renger-Patzsch, « l’appareil photo n’intervient que pour intensifier notre vision et notre conscience de la réalité », commente Sergio Mah (professeur à l’Universidade Nova, Lisbonne), commissaire de l’exposition.

Ce qui m’a plu chez ce photographe est à la fois l’extrême simplicité et l’originalité de ses images. Son approche documentaire privilégie l’immédiateté du réalisme. Pour autant, ses images ne sont pas dénuées de poésie.

SOUTERRAIN

Ali Kasma (né en 1971, à Istanbul) s’intéresse à la thématique du passage du temps, les marques qu’il laisse sur le corps, physiquement ou psychologiquement, et sur l’environnement. Dans l’espace d’exposition, ses vidéos sont souvent projetées directement sur les murs.

« J’ai abordé la taxidermie, la cryogénisation et l’horlogerie. J’ai visité des bases abandonnées de l’OTAN, d’anciennes bibliothèques et des archives d’artistes, en enregistrant les différentes modalités avec lesquelles le temps a traversé ces espaces et ces objets », commente l’artiste.

Il réalise seul ses films, de même qu’il prend en charge le tournage et le montage. Ses films sont cours et concis, résultats d’une observation intense mais distanciée. Ils expriment un point de vue politique et critique non dissimulé.

« En interrogeant le sens de l’activité humaine qui se déploie dans les champs économique, industriel, scientifique, médical, social et artistique, chacune des vidéos d’Ali Kazma met en exergue certaines évolutions à l’oeuvre dans nos sociétés, constituant ainsi progressivement une vaste archive de la condition humaine », analyse Pia Viewing, commissaire de l’exposition.

Deux oeuvres percutantes dont j’ai apprécié (hormis la vidéo sur la taxidermie que je n’ai pu regarder tant elle heurtait ma sensibilité végétarienne !) la rigueur formelle, technique, et la force esthétique qui s’en dégage.

 

 

 

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