Intime

Rembrandt (1606-1669). Autoportrait à la tête nue, 1633. Huile sur bois, 60 x 47 cm. Paris, Musée du Louvre - Département des Peintures, acquis en 1806 © Service presse RMN-Grand Palais (musée du Louvre) / Hervé LewandowskiRembrandt

Jusqu’au 23 janvier 2017

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Catalogue de l’exposition : 

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Musée Jacquemart-André, 158 bd Haussmann, Paris 8e

Le musée Jacquemart-André décrypte l’acte créatif de Rembrandt – maître incontesté de l’âge d’or hollandais (XVIIe siècle) – à partir de trois oeuvres achetées par les fondateurs du musée, Edouard André et Nélie Jacquemart.

Le Repas des pèlerins d’Emmaüs (1629), le Portrait de la princesse Amalia van Solms (1632) et le Portrait du Docteur Arnold Tholinx (1656) se situent à trois moments clés de la carrière de Rembrandt (1606-1669).

Rembrandt (1606-1669). La Fuite en Égypte, 1627. Huile sur bois - 26,4 x 24,2 cm. Tours, Musée des Beaux-Arts © Musée des Beaux-Arts de Tours

Ses débuts à Leyde sont marqués par l’influence de son maître Pieter Lastman (peintre d’Histoire). Il emploie des couleurs vives et claires (La Fuite en Egypte, 1627).

Rembrandt (1606-1669). Saskia en Flore, 1634. Huile sur toile - 125 x 101 cm. Saint-Pétersbourg, Musée de l’Ermitage - Photograph © The State Hermitage Museum / Vladimir Terebenin

Dès son arrivée à Amsterdam (fin 1631), il connaît le succès grâce à ses portraits réalistes des notables de la ville. Il abandonne progressivement son style descriptif pour acquérir la maîtrise du clair-obscur caravagesque. Ce qui met en lumière la psychologie de ses modèles et confère à ses scènes une forte intensité dramatique (Saskia en Flore, 1634).

Rembrandt (1606-1669). Titus lisant, vers 1656-1658. Huile sur toile - 71,5 cm x 64,5 cm. Vienne, Kunsthistorisches Museum, Gemäldegalerie © KHM-Museumsverband

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Dans ses années de maturité, il  peint Titus lisant (vers 1656/58). La lumière irradie la tête et les mains de son fils. « Rembrandt se concentre sur l’essentiel : le rapport entre un sujet, les couleurs et la lumière », commente Pierre Curie (Conservateur au musée Jacquemart-André), un des trois commissaires de l’exposition.

La thématique de l’exposition permet de mieux comprendre la genèse des oeuvres et le succès fulgurant de Rembrandt, qui manie l’art du portrait et de l’autoportrait avec virtuosité. Il sait aussi bien se présenter les cheveux hirsutes au lever du jour que richement vêtu, médaille au cou, sûr de son génie ! Bien que représentant son cercle intime, l’artiste apporte une touche universelle à ses toiles en sondant la profondeur humaine et saisir la vie – figée dans une fraction d’éternité – de ses modèles.

A noter : à partir du 23 décembre et jusqu’à la fin de l’exposition, l’exposition sera complétée par une oeuvre inventée de toute pièce sur ordinateur ! The Next Rembrandt sera imprimé en 3D à partir de la numérisation de plusieurs centaines de tableaux du maître. Il représentera un homme d’une trentaine d’années, portant moustache, collerette blanche et chapeau noir. Parallèlement, un film relatera l’originalité de cette démarche menée pendant 18 mois par une équipe internationale d’informaticiens, d’ingénieurs et d’historiens de l’art.

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