Des Grands Moghols aux Maharajahs

Joyaux de la collection Al Thani

Jusqu’au 5 juin 2017

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Pour acheter le catalogue de l’exposition : 

Grand Palais, Salon d’Honneur, Entrée par le square Clemenceau, Paris 8e

L’exposition des joyaux de la collection du Sheikh Hamad bin Abdullah Al Thani, au Grand Palais, présente cinq siècles de l’histoire du bijou indien, des grands Moghols aux Maharajahs. Attention aux coeurs sensibles : la puissance des diamants et autres gemmes pourraient en faire défaillir certaines !

Le parcours s’articule autour de deux axes : le raffinement de l’Inde moghole, qui a donné ses lettres de noblesse au 17e siècle à la joaillerie indienne, et le dialogue instauré dès la Renaissance avec les artisans européens. Le 18e siècle est marqué par le chaos politique et le début de la colonisation. Avant que les Darbâr – fastueuses cérémonies organisées sous l’égide du Raj britannique – offrent de nouveau l’occasion aux monarques indiens de dévoiler leurs somptueuses parures.

Le visiteur commence par découvrir sous une voie lactée scintillante une sélection de pièces du Trésor Royal dont les diamants « Oeil de l’Idole », « Agra » et « Arcot II », issus des mines de Golconde. Le premier tire son nom d’une légende selon laquelle le diamant aurait été arraché de l’oeil d’une statue vénérée dans un temple de l’Inde.

Les émeraudes et spinelles, parfois gravés du nom et des titres du souverain qui les ont portés, ainsi que le jade et le cristal de roche – pierres particulièrement prisées des empereurs moghols – complètent ce panorama de gemmes. La coupe de l’empereur Jahangir, gravée de quelques vers persans, représente le plus ancien jade moghol daté. Les jades indiens étaient appréciés jusqu’en Chine, comme en atteste le poème que fait graver l’empereur Qianlong sur une coupe à opium, ornée d’une tête d’ibex.

La joaillerie indienne se caractérise par l’emploi d’émaux polychromes et une technique particulière de sertissages des pierres à l’or, le kundan, qui permet d’éviter le recours aux griffes et autres montures utilisées par la joaillerie occidentale.

L’exposition se poursuit avec des parures portées par les princes à l’époque du Raj britannique et des créations emblématiques de joailliers occidentaux, notamment Chaumet et Cartier dont « l’Oeil du Tigre », diamant de couleur cognac monté en ornement de turban.

Le parcours se clôt sur des créations contemporaines de joailliers indiens et européens inspirés des traditions indiennes. Tel Viren Bhagat, basé à Mumbai, qui combine matériaux et techniques de pointe, tout en conservant des décors anciens.

Si les ornementations ne sont pas toujours de mon goût, force est de reconnaître l’exceptionnelle pureté des pierres. L’éclairage permet une mise en valeur optimale des diamants, qui brillent de mille feux, au point de vous éblouir les yeux. C’est l’occasion rêvée de pouvoir les observer à votre guise et de découvrir toutes les facettes et couleurs qui se dégagent de cette pierre fascinante.

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