L’âge d’or de l’estampe française

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Etienne Picart, d’après Gaspard Marsy et Balthazard Marsy, Les Chevaux d’Apollon 1675?, Paris, Imprimerie royale Eau-forte et burin BnF, Estampes et photographieImages du Grand Siècle

Jusqu’au 31 janvier 2016

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Catalogue de l’exposition : 

BnF François-Mitterand, Galerie 1, Paris 13e

A l’occasion du tricentenaire de la mort de Louis XIV, la BnF expose l’art de l’estampe en France, qui connaît son apogée sous le règne personnel du Roi Soleil (1660-1715). Supplantant Rome, Anvers, Amsterdam, Paris devient le centre de production le plus important en Europe, à une époque où la gravure est le seul moyen de diffuser une image.

L’exposition présente plus de 160 pièces, issues essentiellement des collections de gravures de la BnF, qui comprennent pas moins de deux millions d’estampes ! « C’est sans doute la plus riche collection d’estampes anciennes au monde », avance Rémi Mathis (conservateur au département des Estampes et de la photographie de la BnF), co-commissaire de l’exposition.

Le parcours thématique reflète les multiples usages de l’estampe : portraits, livres de fêtes, recueils d’ornements et d’architecture, gravures de mode, tableaux religieux, almanachs, jeux de mots et proverbes, etc.

Cette variété de production est favorisée par les politiques officielles souhaitant promouvoir les beaux-arts et les arts décoratifs, comme symbole du goût français qui s’impose en Europe, et reflet de la gloire du monarque absolu.

Pierre Drevet, d’après Hyacinthe Rigaud- Portrait de Louis le Grand, 1714-1715 Burin BnF, Estampes et photographie

De fait, le Cabinet des estampes est créé au sein de la bibliothèque royale en 1667, avec l’aide de Colbert, pour diffuser les estampes officielles qui mettent en avant les demeures, collections et conquêtes du Roi Soleil. Le roi devient ainsi son propre éditeur à des fins propagandistes !

Parallèlement, la bibliothèque royale réunit ses premières collections d’estampes, qui constituent le noyau historique de l’actuel département des Estampes et de la photographie de la BnF. Par exemple, en 1667, le roi achète les 120.000 gravures rassemblées par l’abbé Michel de Marolles.

Parmi les grands noms de l’époque figurent Robert Nanteuil, Gérard Edelinck, Girard Audran, Sébastien Leclerc ou Pierre Lepautre. Ces graveurs parisiens perfectionnent la technique de la taille-douce (en « creux ») – gravure au burin ou à l’eau forte -, qui devient le modèle de référence pour la gravure européenne des XVIIIe et XIXe siècles.

Gérard Edelinck, d’après Raphaël, La Sainte Famille de Jésus Vers 1677 Burin BnF, Estampes et photographie

La fin de l’exposition décrit les techniques de l’estampe ; ouvrage collectif qui requiert des artistes pour dessiner et graver le motif ainsi que des artisans pour imprimer puis vendre cet objet à la fois manufacturé et oeuvre d’art.

Outre la finesse des gravures, cette exposition est inédite car elle est la toute première à s’intéresser à cette section chronologique, qui dévoile à la fois les techniques de gloire du souverain – usant de l’estampe comme d’un média social avant l’heure ! – et la vie ordinaire d’un homme du XVIIe siècle.

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