Van Gogh, van Dongen, Mondrian…

Les Hollandais à Paris, 1789-1914

Jusqu’au 13 mai 2018

(Evitez les files d'attente: achetez vos billets en ligne en cliquant ici !)

Catalogue de l’exposition : 

Petit Palais, avenue Winston Churchill, Paris 8e

Le Petit Palais s’associe au musée Van Gogh d’Amsterdam et à l’Institut Néerlandais d’Histoire de l’Art (RKD) de la Haye pour présenter les relations fructueuses entre les artistes français et hollandais à Paris, entre la fin du XVIIIe siècle et le début du XXe siècle.

Une centaine d’oeuvres relatent un siècle de révolutions picturales, à travers les oeuvres de Gérard van Spaendonck, Ary Scheffer, Johan Jongkind, Frederik Kaemmerer, George Breitner, Vincent Van Gogh, Kees van Dongen et Piet Mondrian.

Leurs oeuvres sont mises en parallèles avec celles de leurs confrères français : Théodore Géricault, Jacques-Louis David, Camille Corot, Jean-François Millet, Eugène Boudin, Claude Monet, Paul Cézanne, Paul Signac, Georges Braque et Picasso.

De 1789 à 1914, plus d’un millier d’artistes hollandais se rendent en France, attirés par la Ville Lumière et le dynamisme de sa vie artistique. Paris est une destination prisée pour la richesse de ses musées, l’enseignements des maîtres, les opportunités de carrière et un marché de l’art en plein essor.

Le parcours s’ouvre sur l’oeuvre de Van Spaendonck, jeune artiste ambitieux spécialisé dans la peinture de fleurs. Il arrive à Paris en 1769. Par son talent à reproduire de manière saisissante la nature, et ses relations bien placées, il est nommé professeur de dessin botanique au Jardin des Plantes (1793).

Ami de Jacques-Louis David, Van Spaendonck devient une personnalité importante de la vie artistique parisienne. Il fait figure de précurseur pour toute une génération de peintres néerlandais qui souhaitent faire le voyage à Paris. Tel Ary Scheffer, qui s’installe dans la capitale en 1811. Il deviendra l’un des artistes les plus en vues sous le règne de Louis-Philippe.

Grâce aux succès des Expositions Universelles, les artistes étrangers affluent à partir du milieu de XIXe siècle. C’est à cette période que s’installent Jongkind, Maris et Kaemmerer. Ils observent attentivement les oeuvres de Boudin et Monet. Maris sera particulièrement influencé par l’école de Barbizon, tandis que Kaemmerer se fait connaître grâce à ses liens avec la galerie d’Aldolphe Goupil.

A la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle, l’attrait de Paris est à son apogée. Comme Rome autrefois, la capitale française devient un passage obligé pour les artistes internationaux. Breitner, Van Gogh, Van Dongen, puis Mondrian s’y établissent. Van Gogh y reste deux ans. Il y rencontre Emile Bernard, Toulouse-Lautrec, Camille Pissarro, Signac – des artistes qui le marqueront et influenceront l’évolution de son style. Ainsi, au contact des Impressionnistes, sa palette s’éclaircit, sa touche devient plus déliée. Kees van Dongen s’installe définitivement. Fasciné par la vie nocturne parisienne, il en fait le sujet principal de ses oeuvres, aux couleurs vives et violentes. Quant à Mondrian, il renouvelle son style au contact des toiles de Braque et Picasso.

Le parcours est diversifié de part l’étendue historique couverte et la diversité des styles des peintres présentés. Si l’on connaît certains artistes hollandais, le fait de les mettre en relation avec leurs confrères français et de les replacer dans le contexte historique permet d’apporter une nouvelle vision sur leurs oeuvres, tout à fait intéressante. Avant de partir, ne manquez pas la section pédagogique, non réservée aux enfants (!), qui propose d’expérimenter la technique des peintres présentés.

 

 

 

Taggé .Mettre en favori le Permaliens.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *