Freeing Architecture

Junya Ishigami

Jusqu’au 10 juin 2018 – Prolongation jusqu’au 9 septembre 2018

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Catalogue de l’exposition : 

Fondation Cartier pour l’art contemporain, 261 boulevard Raspail, Paris 14e

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La Fondation Cartier pour l’art contemporain présente les travaux innovants de l’architecte japonais Junya Ishigami, fondateur d’une architecture libérée, qui a reçu le Lion d’or à la Biennale d’architecture de Venise en 2010.

Pour sa première grande exposition personnelle, Junya Ishigami dévoile une vingtaine de ses projets, en Europe et en Asie. A travers des maquettes de grandes dimensions, créées pour l’exposition, et complétées par des films et des dessins qui documentent les différentes étapes de la conception et de la construction.

Né en 1974 dans la préfecture de Kanagawa, Junya Ishigami s’est formé à l’université des Beaux-Arts de Tokyo. Il a commencé sa carrière d’architecte au sein de l’agence SANAA avant de fonder JUNYA ISHIGAMI + ASSOCIATES en 2004. Son oeuvre est rapidement reconnue pour sa singularité et sa capacité à (sembler) s’affranchir des contraintes de l’architecture.

J. Ishigami puise son inspiration dans la nature et fait la part belle à l’imaginaire dans ses constructions. Il se place à la hauteur des enfants quand il crée un parc pour eux où à la place des personnes âgées qui ne veulent pas quitter leur maison quand il construit une résidence pour elles. Ainsi, dans le premier cas (Forest Kindergarten, Shandong, Chine), il imagine des bâtiments en forme d’animaux, non seulement amusants pour les enfants, mais leur permettant aussi de varier les perspectives en fonction de l’endroit où il se trouve (sous ou sur le bâtiment). Pour les ancêtres – très respectés au Japon -, il fait déplacer des étages de vieilles maisons créant un patchwork immobilier où les résidents vont retrouver une partie de leur « home sweet home ».

 

Ses autres créations originales incluent le Park Groot Vijversburg Visitor Center (au nord d’Amsterdam) qui donne à voir la magnifique forêt environnante à travers une sorte de tunnel de verre en forme sinusoïdale, qui se termine par une pointe comme si le visiteur allait vraiment entrer dans la forêt.  Dans le port de Copenhague, il a créé The House of Peace, bâtiment en forme de nuage déposé sur l’eau, lieu de méditation et de paix.

Plus étonnant encore son House & Restaurant à Yamaguchi conçu comme une maison troglodyte mais sous terre, ou ses villas touristiques à Dali (Chine), placées au milieu de larges mégalithes, caractéristiques de la région.

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Pour éviter qu’une forêt ne soit abattue en vain, il fait déplacer trois cent arbres dans un terrain à proximité et les reorganise selon un schéma onirique où plantes et étangs communiquent et s’alimentent mutuellement (Jardins irrigués à Tochigi).

Comme le révèle le film du sous-sol – indispensable pour comprendre la pensée de cet architecte singulier – , Junya Ishigami ne revendique pas un style propre mais s’appuie sur l’identité de chaque bâtiment, son contexte esthétique, déterminé par son environnement, sa fonction, ses occupants, son commanditaire. L’architecte explique également qu’il pense au futur du bâtiment : Comment sera-t-il perçu et utilisé dans dix ans ? Comment va-t-il vieillir ?

Une architecture qui met l’accent sur le rapport de l’homme à la nature tout en restant conceptuelle ET poétique – une pensée assurément visionnaire.

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