Une expérience synesthésique ?


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Debussy, la musique et les arts

Jusqu’au 11 juin 2012

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Musée de l’Orangerie, Jardin des Tuileries, Place de la Concorde, Paris 1er


Pour célébrer le 150e anniversaire de la naissance de Claude Debussy (1862-1918), le musée de l’Orangerie met en perspective les thématiques du célèbre musicien avec l’imaginaire qui le lui ont inspirées.

« J’aime les images presque autant que la musique », écrit Debussy en 1911. Préraphaélites (Rossetti, E. C. Burne Jones), Degas, Turner, Redon, Claudel, Mallarmé, Baudelaire, …,  tous ont inspiré le musicien par leurs nocturnes, maritimes, brouillards, reflets sur l’eau. De même qu’il se passionne pour les arts de la Grèce antique (fouilles de Delphes), le japonisme et qu’il se tournera à la fin de sa vie vers les avant-gardistes du nouveau siècle, tels Kupka, Derain, Klimt et Kandinsky.

Dans l’exposition les oeuvres peintes côtoient leurs homologue sculptées (magnifique Après-midi d’un faune de Gauguin, vers 1893, sur bois de tamanu) et des objets décoratifs représentatifs de l’Art Nouveau dont Debussy appréciait les arabesques. Cet éclectisme est censé faire vivre au visiteur une véritable synesthésie.

Or, pour vivre cette concomitance de tous les sens, il faudrait que la musique de Debussy soit jouée en même temps que le regard ne perçoive les objets exposés. Mais le directeur du musée de l’Orangerie, Guy Cogeva, ne souhaitait justement pas que la musique interfère avec la contemplation des oeuvres. Le fond sonore – dont le chef-d’oeuvre lyrique Pelléas et Mélisande (100 représentations en 1912) – n’est diffusé qu’à un seul point d’écoute dans le parcours de l’exposition. Autrement, il faut se rendre dans l’écrin du premier des cycles des Nymphéas pour entendre une sélection d’oeuvres symphoniques de Debussy, interprétées par des musiciens contemporains.

Ainsi, sauf à connaître par coeur la musicalité debussyenne, il est difficile d’admirer l’ensemble des oeuvres dans une perspective musicale. Certes, certaines toiles telles L’Air du soir (1893) de Henri-Edmond Cross qui introduit l’exposition ou Rosiers sous les arbres (1905) de G. Klimt qui la conclut, invite d’emblée le regard à se perdre dans l’harmonie des vagues de lignes et de couleurs. Mais toutes les oeuvres ne répondent pas à cette musicalité intrinsèque. Bien que l’angle de l’exposition paraissait prometteur, mon jugement en a été biaisé par cette attente déçue.

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