Dada Africa

Sources et influences extra-occidentales

Jusqu’au 19 février 2018

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Catalogue de l’exposition : 

Musée de l’Orangerie, Jardin des Tuileries, Paris 1er

Le musée de l’Orangerie présente une exposition pluridisciplinaire confrontant les oeuvres Dada à celles d’art extra-européen, dont s’inspire un mouvement qui s’affiche irrévérencieux envers « les vieilleries du passé ».

La révolte intellectuelle, littéraire et artistique Dada naît en 1916 à Zurich, où de nombreux artistes se sont réfugiés. Ils rejettent les valeurs traditionnelles de la civilisation, les rendant responsables des horreurs de la Grande Guerre.

Les avant-gardistes s’affranchissent des catégorisations académiques pour mêler danse, poésie et musique, lors des « soirées nègres » au Cabaret Voltaire, initiées par le dramaturge allemand Hugo Ball et sa compagne, Emmy Hennings, poète et danseuse.

Le mouvement s’exporte à Berlin puis Paris et New York au cours des années 1917/18. La revue DADA naît en juillet 1917 et durera trois ans. Tristan Tzara y explore les possibilités typographiques non conventionnelles. Fondée quelques mois plus tôt par Francis Picabia, la revue 391 publiera en 1920 la célèbre Joconde à la moustache de Duchamp, pour se moquer du côté précieux de l’art.

 

Dès 1917, la galerie Coray à Zurich expose côte à côte des objets africains avec des oeuvres dadaïstes. La même année, T. Tzara écrit sa « Note sur l’art nègre » (revue SIC), dans laquelle il affirme « Du noir puisons la lumière ». Les masques de Marcel Janco, les costumes de Sophie Taeuber-Arp, les collages de Hannah Höch, et les oeuvres collectives refusant la notion même d’auteur, sont ici exposés et témoignent de ces recherches pour un nouveau langage formel.

Les artistes relevant de la mouvance dada se distinguent des précurseurs attirés par les sources extra-européennes comme Gauguin, puis Matisse, Derain, Vlaminck, Picasso et Braque, par la radicalité de leur tonalité et la volonté de traduire leur comportement artistique dans une attitude plus qu’une réalisation plastique.

Le parcours, mis en valeur, par une scénographie quelque peu « folklo » (libre sens d’évolution et pluralité de supports originaux dont marionnettes, costumes, etc.), souligne en ouverture l’importance de ces sources d’inspiration « exotiques » dans les rapports du mouvement surréaliste avec les arts extra-occidentaux. Qui conduiront à la naissance de l’art moderne.

 

 

 

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