Carnets photographiques d’un cinéaste

Costa-Gravas

Jusqu’au 15 septembre 2013

Maison Européenne de la Photographie, 5/7 rue de Fourcy, Paris IV

 

Le cinéaste Costa-Gravas (né en 1933 à Athènes) livre pour la première fois son regard de photographe amateur sur sa famille, ses amitiés, ses voyages et ses engagements politiques. Toutes en noir et blanc, ses photographies révèlent un regard lucide et une personnalité sensible.

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Costa-Gravas surprend son entourage en captant des moments intimes. Jamais il ne demande de poser. De même qu’il prend des images des tournages de ses films, à l’improviste, notamment au cours de L’Aveu (1970), avec Chris Marker, à qui il rend hommage ici.

Ces photographies n’étaient pas développées. Avec son accord, elles ont été sélectionnées sur des planches contact. Elles dévoilent une réalité légère, absente de toute intentionnalité explicite de l’artiste.

Petite biographie.

Costa-Gravas quitte la Grèce à 19 ans pour Paris et obtient la nationalité française en 1968. Il poursuit ses études à l’Institut des Hautes Etudes Cinématographiques, travaille comme critique de cinéma et devient l’assistant de René Clément et de Jacques Demy.

Il débute derrière la caméra en 1965 avec Compartiment tueurs qui remporte un grand succès en France et aux Etats-Unis.
Sa carrière de réalisateur explose réellement en 1969 avec Z., réquisitoire contre la dictature des colonels grecs. Le film est un succès énorme à travers le monde. Z. est récompensé par le Prix du Jury à Cannes, l’Oscar du Meilleur film étranger et l’Oscar du Meilleur montage. Le film est considéré comme le premier grand film politique français.

L’engagement est au cœur des films de Costa-Gavras, comme dans L’Aveu, en 1970, sur les excès du Stalinisme ; Etat de siège, en 1973, sur la mainmise politique des États-Unis sur certains Etats d’Amérique latine ; Section Spéciale, en 1975, sur la collaboration du gouvernement de Vichy sous l’Occupation et la soumission de la justice.

Après une rapide incursion dans le film sentimental avec Clair de femme, Costa-Gavras tourne aux Etats-Unis un nouveau film de dénonciation, Missing, qui remporte la Palme d’Or à Cannes en 1982 et un Oscar pour la meilleure adaptation.

Tout au long de sa carrière, Costa-Gavras poursuit son voyage dans le cinéma engagé, avec Betrayed en 1988, Music Box en 1989 ou Amen en 2001, drame historique dans la droite ligne de ses premiers longs-métrages dans lequel il évoque le silence du Vatican sur l’extermination des juifs. Infatigable défenseur des droits de l’homme et pourfendeur des injustices, il choisit la forme du suspens pour s’en prendre à l’horreur économique (Le Couperet, 2005) et ose une Odyssée des temps modernes pour évoquer le sort des exilés (Eden à l’Ouest, 2009).

Le 13 juin 2007, il est élu président et administrateur de la Cinémathèque française. En février 2008, il préside la Berlinale 2008, le festival du film de Berlin. Costa-Gavras est membre du comité de parrainage de la Coordination française pour la Décennie de la culture de paix et de non-violence et du comité de soutien de l’Association Primo Levi (soins et soutien aux personnes victimes de torture et de violence politique).

 

Homme d’abord simple, il étonne par sa franchise et son regard perçant. Une oeuvre à découvrir, avec celle de Ferrante Ferranti, « Itinérances ».

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