Bernard Buffet

Autoportrait sur fond noir, 1956. Collection Pierre Bergé © Dominique Cohas © ADAGP, Paris 2016Rétrospective

Jusqu’au 26 février 2017

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Catalogue de l’exposition : 

Musée d’Art moderne de la Ville de Paris, 11 avenue du Président Wilson, Paris 16e

Le musée d’Art moderne de la Ville de Paris (MAMVP) organise une rétrospective de l’oeuvre de Bernard Buffet (1928-1999), l’un des peintres français les plus célèbres du 20e siècle. Comment, vous ne connaissez pas ? Pas si étonnant : son oeuvre a été en réalité peu exposée !

Le MAMVP est l’un des seuls musées publics à posséder une collection importante de l’artiste, initiée en 1953 par un legs de Maurice Garnier (directeur de la galerie Visconti). Le parcours de cette rétrospective est chronologique.

Bernard Buffet naît à Paris en 1928 et grandit aux Batignolles. Au lycée Carnot, seules les sciences naturelles l’intéressent. Il quitte la classe de 4e et suit les cours de dessin de la Ville de Paris, place des Vosges.

Il passe le concours de l’Ecole des beaux-arts, auquel il est reçu à 16 ans (une dérogation est nécessaire en raison de son âge).
En 1945, il obtient le prix des travaux d’atelier.
Pourtant, il délaisse l’Ecole pour passer son temps dans les musées. Il considère qu’il est indispensable d’avoir une solide culture artistique. Au musée du Louvre, il est fasciné par Bonarparte visitant les Pestiférés de Jaffa du baron Gros. Ses premières peintures représentent des rues de Paris, à la manière de Maurice Utrillo et d’Alphonse Quizet.

Il expose sa première toile, un autoportrait, au Salon des moins de 30 ans (1946).
La critique s’intéresse à son cas, un an plus tard, avec L’Homme accoudé.
Raymond Cogniat (critique d’art et inspecteur des Beaux-art) fait acheter Le Coq mort pour l’Etat.

La Ravaudeuse de filets, 1948. Musée d’Art moderne de la Ville de Paris © Musée d'Art moderne / Roger-Viollet © ADAGP, Paris 2016

En 1948, il est remarqué par Maurice Girardin. Emmanuel David devient son marchand. Au Salon d’automne de cette même année, La Ravaudeuse de filets fait sensation. C’est le début de son succès.

Il rencontre Pierre Bergé en 1950, qui sera son compagnon pendant huit ans, avant d’épouser Annabel Schwob (personnalité de Saint-Germain-des-Prés).

B. Buffet participe à la Biennale de Venise de 1952 avec La Crucifixion. Un reportage de Paris Match le montre vivant luxueusement dans sa demeure de Manine à Domont, près de Montmorency. Cela fait jaser dans les chaumières !

En 1971, il est nommé chevalier de la Légion d’honneur (il sera promu au grade d’Officier en 1993). Il acquiert le château de Villiers-le-Mahieu (Yvelines).

Le collectionneur Kiichiro Okano ouvre un musée à son au Japon en 1973. Ce pays deviendra pour l’artiste une source d’inspiration.

Un an plus tard, il est élu à l’Académie des beaux-arts, section peinture.

Le musée de l’Ermitage à Saint-Pétersbourg et le musée Pouchkine à Moscou lui consacrent une rétrospective (1991). Puis c’est au tour de la Documenta-Halle de Kassel (1994).

Atteint de la maladie de Parkinson, le peintre se suicide dans son atelier à Tourtour (Var) en 1999.

Son style se caractérise par un grand dépouillement et un graphisme anguleux, sans ombre ni profondeur. Ses personnages longilignes se montrent détachés de ce qui les entoure et ne sollicitent pas le spectateur. Ses décors sont simplifiés. Sa palette chromatique est d’abord réduite aux gris, puis elle laisse place à des couleurs brillantes appliquées en couches épaisses. Buffet explore avec méthode les genres classiques qu’il soumet implacablement à son style. Qui paraît moins singulier aujourd’hui qu’en son temps, mais c’est une oeuvre à découvrir.

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