Aventuriers des mers

al-hârIth part pour un Voyage loIntaIn dans l’océan IndIen en coMpagnIe d’abû Zayd Al-Harîrî, Al-Maqâmât (Les Séances), miniatures et calligraphie d’Al-Wâsitî, Iraq, 1237. Fac-similé. © Bibliothèque Nationale de France - ParisDe Sinbad à Marco Polo

Jusqu’au 26 février 2017

(Evitez les files d'attente: achetez vos billets en ligne en cliquant ici !)

Catalogue de l’exposition : 

Institut du Monde Arabe, 1 rue des Fossés Saint-Bernard, Paris 5e

Peuple du désert, les Arabes ont aussi régné sur les échanges maritimes du 7e siècle au 16e siècle. Comme nous le rappelle l’exposition à l’Institut du Monde Arabe, « Les Aventuriers des mers – De Sinbad à Marco Polo ».

A travers les récits qui content les échanges maritimes entre les mers de l’Ancien Monde, le parcours évoque les aventuriers arabes tels Ibn Jubayr (au 12e siècle, son périple d’un an le conduit dans les principales villes du Moyen-Orient), Ibn Battûta (il a parcouru près de 100.000 km au 14e siècle) et Ibn Majid (fin connaisseur de l’océan Indien). Parallèlement, l’exposition présente les explorateurs occidentaux qui ont emprunté leurs routes : Marco Polo (1254-1324) et Vasco de Gama (1460/69-1524) par exemple.

Vue de l'exposition (c) IMA - Photo Thierry Rambaud

Le parcours débute par une vision de la mer, telle que la concevaient les Anciens : redoutable, peuplée de monstres marins et de figures fantastiques (oiseau mythique Rukh). La traverser c’est affronter une épreuve physique et divine. Il faut apprendre à la maîtriser grâce aux instruments de navigation, l’évolution des embarcations et les progrès de la cartographie.

coupe à pIed Venise, vers 1500-1550, verre azur translucide © Photo Archive - Fondazione Musei Civici di Venezia

A la naissance de l’Islam, les Arabes prennent le contrôle des routes maritimes, depuis le golfe Arabo-persique jusqu’en Chine. Or et argent d’Afrique, monnaies grecques, diamants de Golconde s’échangent contre des verreries d’Alexandrie, de Venise ou de Bohême. Des porcelaines, des soieries et des épices venues de Chine et des Moluques. Mais la création en 1602 de la Compagnie néerlandaise des Indes orientales (VOC) renverse les pouvoirs et consacre la mainmise des Occidentaux sur l’organisation des échanges commerciaux.

Boutre Nizwa © Reno Marca

Sur le parvis de l’IMA, on admire un voilier traditionnel de 30m de long, utilisé pour le commerce local et la pêche à la perle. Le boutre en bois est réputé pour sa résistance à naviguer sous la mousson. Nizwa a été construit en Oman en 1992. En 2004, un couple de Français le rachète. Il est gréé et transformé en habitation. Quelques années plus tard, il rallie la Camargue en longeant les côtes sud de l’Arabie puis remonte la mer Rouge. Il est acheminé par la route jusqu’à La Rochelle. Et reprend l’eau pour rejoindre le Port-musée de Douarnenez.

Une belle exposition dont le seul regret est qu’elle soit trop courte !

Taggé .Lien pour marque-pages : Permaliens.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *