Quand la lumière fut !

Klimt, Schiele, Hundertwasser

Jusqu’au 11 novembre 2018

Atelier des Lumières, 38 rue Saint-Maur, Paris 11e

 

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Une ancienne fonderie dans le 11e arrondissement de Paris s’inspire du succès des Carrières de Lumières aux Baux-de-Provence pour se transformer en Atelier des Lumières. Pour l’exposition inaugurale, ce sont des artistes de la Sécession viennoise, Gustav Klimt (1862-1918), Egon Schiele (1890-1918) et Friedensreich Hundertwasser (1928-2000), qui sont à l’honneur. Images et musique classique fusionnent pour engendrer un spectacle de sons et lumières magique !

Les chiffres sont impressionnants. Cent quarante vidéoprojecteurs laser, 50 enceintes, plus de 3.000 images mises en mouvement, sont diffusées sur un espace de 2000 mètre carrés, dans une ancienne fonderie, créée en 1835 par la famille Plichon.

 

Du sol au plafond, les images se forment et défilent sous nos yeux, accompagnées d’une bande-son adaptée à chaque thématique visuelle. Nous écoutons ainsi Wagner pour « La Vienne néoclassique » ; Strauss suivi de Beethoven pour « Klimt et la Sécession viennoise » ; de nouveau Beethoven, Philip Glass, Luca Longobardi et Chopin pour « Klimt et l’or » ; Mahler pour « Klimt et la Nature » ; Rachmaninov pour « Schiele » ; Franz Lehar pour « Klimt et les femmes » ; Puccini pour « Klimt et la couleur » ; Philip Glass pour le générique final.

Ce long programme est suivi d’un plus court avec les oeuvres de F. Hundertwasser, « Sur les pas de la Sécession ».

Les artistes de la Sécession viennoise aspirent à renouveler l’art au XIXe siècle. L’or et les motifs décoratifs, l’absence de perspective, la suppression des ombres rapprochent les oeuvres de Klimt des icônes religieuses, ses tableaux de paysages dénués de figures humaines invitent à la contemplation.

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« Grâce à la dématérialisation des oeuvres d’art, nous souhaitons offrir au public la possibilité de vivre l’art différemment, en ses situant au coeur de l’oeuvre », commentent Gianfranco Iannuzzo, Renato Gatto et Massimiliano Siccardi, les réalisateurs chargés d’animer les oeuvres. Egalement en charge des expositions numériques des Baux-de-Provence, qui réunissent chaque année 600.000 visiteurs.

Même s’il n’est pas comparable à mes yeux d’expérimenter un son et lumière dans un site naturel par rapport à une fonderie, l’expérience parisienne reste émouvante et cette exposition inaugurale réussie. Une sortie familiale idéale pour les vacances scolaires !

 

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