De faux horizons

Autoportrait à Formentera, 2010 © Alberto García-Alix Courtesy the artist, kamel mennour, Paris and galería Juana de Aizpuru, MadridAlberto Garcia-Alix

Jusqu’au 25 janvier 2015

Maison européenne de la photographie, 5/7 rue de Fourcy, Paris IV

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Photographe, écrivain, artiste vidéo, Alberto Garcia-Alix (né en 1956 en Espagne) expose à la maison européenne de la photographie. Le personnage est à l’image de son oeuvre : fantasque, intense, poète.

C’est apparemment un grand nom de la photographie européenne contemporaine. A la manière dont se comportent les groupies quinquagénaires qui l’entourent lors du vernissage presse, cela se confirme !

A. Garcia-Alix a exposé de manière conséquente depuis 1981 (trois pages listées dans le dossier de presse) et a reçu nombre de distinctions dont le Prix National de la Photographie en Espagne (1999). Il a été nommé Chevalier de l’ordre des Arts et des Lettres (2012) et est en lice pour le Prix Deutsche Börse Photography (2013 et 2014).

San Carlos, 2014 © Alberto García-Alix Courtesy the artist, kamel mennour, Paris and galería Juana de Aizpuru, MadridAlors, à quoi ressemblent ses photos ? Pour ce projet, il est retourné en Espagne, où il rend compte de la poésie urbaine comme en témoignent ses images, mais aussi le titre qu’il leur donne. Le photographe parvient à capter des jeux d’ombres et de lumière qui rendent les grandes barres d’immeubles envoûtantes ; les arbres effeuillés composent une scène menaçante ; les vélos deviennent des acrobates danseurs ; ses autoportraits sont poignants tout comme ceux de personnes qui semblent handicapées – le doute est permis comme le laisse entendre le titre de l’exposition.

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«Un monde de présences modifiées prises dans un moment de silence éternel. Le visible est ici une métaphore de vous-même ou d’une pensée. Une pensée, une révélation prise dans un monologue, qui se tendrait sur l’horizon. Un faux horizon …», explique-t-il.

Monologue avec un corbeau, 2011 © Alberto García-Alix Courtesy the artist, kamel mennour, Paris and galería Juana de Aizpuru, MadridPour l’exposition, l’artiste a également réalisé un montage vidéo à partir de ses photos, avec sa voix donnant de manière simple mais intense le titre de ses clichés. Des oeuvres, qui par le médium photographique, déconstruisent la réalité. Bluffant.

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